
Whanaungatanga !
Ce n'est pas un coup de Baule.
Il s'agit d'une oeuvre commune : en l'espace de six mois, ils ont été champions du monde, vice-champions d'europe et champions du monde ISAF jeunes (ça c'est tout frais, ça date d'aujourd'hui). Bravo Julien et Gaël, Kévin et Glenn !
Gaël Jaffrezic et Julien Bloyet au Championnat du monde ISAF. (c) David Kneale / Volvo Ocean Race
Emmenés par leur entraîneur Fabrice Jaunet, ce n'est pas un hasard s'ils se retrouvent à ce niveau-là. La recette est implacable : talent et travail. Du talent autant chez les coureurs, qui se débrouillaient déjà bien dans les séries jeunes, que chez Fabrice - mon coach lorsque je régatais en 420 - passion, rigueur et compétence sont ses atouts. Et puis des heures et des heures passées sur l'eau plusieurs jours par semaine, portés par la section sport-études du lycée Grand Air de la Baule. Il n'y a pas de secret : pour réussir, il faut répéter inlassablement ses gammes, répéter des milliers de fois ces empannages, virements de bord, ne faire plus qu'un avec le bateau tellement on le connait.
Et le meilleur est que c'est loin d'être terminé, j'ai croisé sur la cale du CNBPP et sur les plans d'eau du coin des jeunes qui ont le couteau entre les dents, parmi lesquels on trouve un champion de france d'Optimist, prêts à suivre les traces de leurs ainés.
Alors, qu'attendent les autres ligues et pôles pour les suivre sur la voie du succès ? Que les derniers 420 finissent en bac à fleur pour enfin voir l'évidence : le 29er, c'est l'avenir le présent ?


